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Bébé poubelle à Mac Donald's


Dimanche après-midi, une employée du McDonald's d'Epinal, dans les Vosges, fait un malaise.
Le médecin qui l'examine s'aperçoit que , la jeune femme âgée de 28 ans a accouché récemment
Mais la jeune femme nie cette grossesse. Conduite à l'hôpital, elle est rapidement placée en garde à vue.
Les policiers d'Epinal ont été avertis par les secours. Dimanche, en fin de soirée, la jeune femme passe aux aveux. Elle précise aux policiers qu'elle a accouché la veille, dans les locaux du fast-food, et qu'elle s'est débarrassée du nouveau-né en le jetant dans une poubelle du McDonald's, toujours selon Le Parisien.

Les policiers se rendent sur place, et découvrent le bébé mort dans une poubelle de la salle des vestiaires.
L'autopsie du nouveau-né devra déterminer s'il était né viable ou non.

# Posté le jeudi 30 avril 2009 09:05

L'accouchement sous X


Une femme qui ne peut assumer son rôle de mère,
peut accoucher sous X, en vue de faire adopter son bébé.
S'il y avait 10 000 naissances sous X dans les années 70,
elles n'étaient plus que 394 en 2004....








Qui sont les femmes qui accouchent sous X ?
- Les deux tiers ont moins de 25 ans.
- La moitié est sans profession, sans autonomie et sans ressources propres.
- Une sur quatre vit chez ses parents : le recours à l'accouchement sous X semble alors commandé par la crainte de la réaction parentale lorsque la grossesse n'est pas découverte, par la pression parentale lorsqu'elle l'est.
- Environ 10 % sont séparées ou divorcées, âgées de plus de 35 ans et ayant plusieurs enfants à charge, en grandes difficultés économiques.
(Enquête menée en 1999 par le service du droit des femmes auprès de 47 maternités en Ile-de-France)



Que devient le bébé en cas d'accouchement sous X ?
Le nouveau-né est immédiatement confié aux services départementaux de l'aide sociale à l'enfance ou recueilli par un organisme français autorisé pour l'adoption. La mère ne bénéficie que de deux mois pour revenir sur sa décision. Si le délai est plutôt court, "il privilégie l'enfant pour ne pas le laisser, pour des raisons juridiques, dans une situation de vide affectif", estime l'Académie de médecine.


Et la mère ?
Pour l'aider dans son douloureux choix d'accoucher sous X, la mère peut demander à bénéficier d'un accompagnement psychologique et social de la part du service de l'aide sociale à l'enfance (ASE).

# Posté le samedi 24 janvier 2009 05:01

Modifié le jeudi 02 avril 2009 08:36

I. Un anonymat respecté

I. Un anonymat respecté

L'enfant né sous X ne pourra connaître l'identité de sa mère que si elle avait laissé son identité lors de l'accouchement et qu'elle en accepte sa transmission à l'enfant, le jour où il en fait la demande.

Impossibilité matérielle d'élever l'enfant, bébé né hors mariage ou d'un viol : les motivations des mères d'accoucher sous X sont variées et toujours respectées.

Sans droit au secret, l'accouchement sous X n'aurait plus d'utilité. En 2003, la Cour européenne des droits de l'homme (affaire Françoise Pascale Odièvre) a ainsi refusé de condamner la France, reconnaissant que la loi française s'inscrit "dans le souci de protéger la santé de la mère et de l'enfant lors de la grossesse et de l'accouchement, et d'éviter des avortements clandestins ou des abandons sauvages...". Une jeune femme accusait la France d'interdire la levée du secret sur l'identité de ses parents, selon la propre volonté de la mère biologique.

Point d'actualité
Pour améliorer l'accès aux origines, la député UMP des Yvelines, Valérie Pécresse, avait proposé en juin 2006 de remplacer l'accouchement sous X par un "accouchement dans la discrétion". La femme aurait été obligée de décliner son identité à la maternité. Aux 18 ans de l'enfant, la communication de ces informations serait "de droit" et le secret ainsi levé.
Mais en novembre 2006, l'Académie de médecine s'est prononcée pour le maintien de la législation actuelle. Le professeur Roger Henrion, membre de l'Académie de médecine et premier président du Conseil national pour l'accès aux origines personnelles, s'est même inquiété que "si on oblige les mères à donner leur nom dans le cas d'un accouchement sous X, certaines, en extrême détresse morale et affective, risquent de cacher leur grossesse et d'accoucher seules, dans les pires conditions sanitaires".
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# Posté le jeudi 19 mars 2009 09:41

II. L'accueil à la maternité


Lors de son arrivée à la maternité, la femme enceinte avertit l'équipe médicale de son souhait d'accoucher sous X. A titre préventif, l'équipe médicale doit l'informer des conséquences.

Que ce soit dans un établissement public, privé, conventionné ou non, la jeune mère peut demander un accouchement sous X, et donc, le secret de son admission et de son identité. Pour respecter son choix, aucune pièce d'identité ne peut lui être demandée, ni aucune enquête menée.
Toutefois, pour lui permettre d'agir de façon réfléchie, la femme est informée, dès son entrée à la maternité, des conséquences de l'accouchement sous X, de l'abandon de l'enfant et de l'importance pour celui-ci qu'ont les informations sur son histoire et sur son origine.

Elle est donc invitée à laisser des renseignements sur :
- sa santé et celle du père ;
- les circonstances de la naissance de l'enfant ;
- les origines de l'enfant ;
- son identité, qui sera conservée sous pli fermé.

Les prénoms donnés à l'enfant, mention faite qu'ils l'ont été par la mère si c'est le cas, le sexe, la date, le lieu et l'heure de naissance sont inscrits à l'extérieur du pli. Si la mère n'a pas voulu s'exprimer au moment de l'accouchement, elle pourra toujours le faire à tout moment, que ce soit pour révéler son identité sous pli fermé ou compléter les renseignements donnés.
 II. L'accueil à la maternité
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# Posté le jeudi 19 mars 2009 09:59